François Diridollou

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Localisé à Saint-Brieuc, France.
Membre depuis le: 30/03/2016

«François Diridollou a adopté la promenade comme modus vivendi. Ses vidéos nous le montrent petit personnage dans des paysages et des situations différentes qu’il explore avec lenteur. La lenteur est un mode d’appréhention du monde qui apparaît comme contraire à la situation actuelle.François Diridollou incarne la figure du nomade comtemporain, et d’une pensée autre qui part à la (re)découverte du monde, tel qu’il est devenu, et tel qu’il nous est donné à vivre en partage aujourd’hui. Son exploration solitaire devient le lot de tout nomade contemporain que nous sommes.»

Chantal Pontbriand,
Commissaire d’exposition à la Tate Modern, Londre.
Texte écrit pour le catalogue de l’exposition «Géographies Nomades»

 

 

Expositions collectives
2014
Freemad Sport (Installation), Neu West Berlin, Berlin
Choices, collector week end (projet Glassbox) , Palais des Beaux Arts, Paris
Festival Innact#4, Hall des Chars, Strasbourg (colaboration avec Ousmane Kouyaté ) Microclimat EP1, Shakirail, Paris
2013
Chambre d’amis, Collectif Idiom, 104, Paris Dépaysement, Félicités 2012 ensba Plural Projekt, Atelier Hof, Berlin
Artroc, Luxury Loobster, Marseille
Festival Inact #3, Hall des Chars, Strasbourg
2012
Microclimat Pilote, L’index, Paris
Géographies Nomades, Félicités ensba, Paris
2011
Ex-situ, Westwerk, Leipzig, Allemagne / Saint-Brieuc
Veilchen (UDK/Weissensee), Uferhallen, Berlin, Allemagne
2010
Art-Point, Donetzk, Ukraine
Kongress für Anders, Michaelis Hospital, Hambourg, Allemagne
Gnadenlos, galerie Forgotten Bar, Berlin, Allemagne
Parasitäre Austellung, UDK, Berlin, Allemagne
2009
Shapes and Forms, Glasgow School of Art, Grande-Bretagne
Exposition personnelle
2013
L’index, Paris

Publications
Manuel #2, «Le romantisme pirate, un fichier nommé désir», 2013
Catalogue de l’exposition des félicités 2011 Géographies Nomades, édition des Beaux Art de Paris Catalogue des diplômés 2011, édition des Beaux de Paris
Catalogue de l’exposition Ex Stu, résaux Lindenow,
Leipzig 2010
Catalogue de l’exposition Art Point, Donetsk 2010

Parcours
2014
Résidence Studio Saebjörnsson, Berlin ; résidence Neu West Berlin, Berlin
2013
Support Muséographique, Le Louvre, Paris
2012
Master « Art in Context », Universität Der Künste (UDK), Berlin, Allemagne
2011
Diplôme national supérieur d’arts plastiques avec
les félicitations du jury, École nationale supérieure des beaux-arts, Paris
Professeurs: Claude Closky, Tania Bruguera.
Mémoire « Les différents
régimes de la marche, ou comment trouver son chemin quand on ne sait pas où l’on
va », sous la direction deFrançois-René Martin
Ex-situ, trois semaines
de résidence, avec les réseaux Lidenow et Fugitif (Leipzig), à la Station Vastemonde, Saint-Brieuc 2009
Échange à la Glasgow School
of Art, Grande-Bretagne (département photographie).
2006
Formation de trois mois au centre chorégraphique
Donko-Seko de Kettly Noël, Bamako, Mali
Licence professionnelle
de Médiation culturelle de l’art, université de Provence
Aix-Marseille 1
2005
Échange à l’Université d’Hildesheim en Sciences de la culture et Pratiques esthétiques, Allemagne 2004
Licence d’Histoire de l’art, université Rennes 2
Échange à l’université de Freibourg-en-Brisgau, Allemagne
Mémoire « La déambulation dans l’art du xxe siècle », sous
la direction d’Angeli Janhsen
2003
Deug en Histoire de l’art et Archéologie, université Rennes 2

 

«François Diridollou saisit le corps en mouvement comme outil de perception. Il crée une interférence mutuelle avec le paysage, une consistance poétique. Cela incarne notre expérience de marcheur et de spectateur, notre rapport à l’espace. C’est une chorégraphie synchrone et investie dans l’instant qui ne fixe rien mais transforme le tout.»

Une blogeuse.

Derrière sa pratique d’auto-observation vidéo, François Diridollou ne cache ni une présomption documentaire, ni une velléité situationniste ou performative : la prise en image de ses propres actions fait corps avec leur exécution, comme si tout se passait dans la contingence de l’écran, sans l’angoisse du passé et du futur.

Au cours de ses flâneries désengagées, l’artiste se meut en absence totale de protocole. Le premier contact physique avec les lieux qu’il décide de sonder est cette lente fréquentation
à laquelle on assiste dans le tournage. Diridollou se plonge dans un état ambigu d’attente et de recherche, où le travail de la pensée a été neutralisé et il va à la rencontre des micro-évé- nements qui émergent du monde environnant sans essayer de les provoquer . Tout changement est fluide, toute transition est progressive.

L’artiste investit l’espace physique d’une écriture corpo- relle muette, sans référant ni but expressif, qui se fait au fur et à mesure qu’il suit des traces latentes et qu’il s’engage dans des relations dé-fonctionnalisées aux objets qu’il rencontre. En développant une histoire tronquée de petits mouvements, Diridollou se confronte avec cet imprévu qui redonne consis- tance personnelle aux paysages qu’il palpe. Cette interférence mutuelle permet à l’artiste de concevoir la liberté de son dis- positif d’exploration du paysage : sa démarche se modèle en fait sur un idéal d’improvisation chorégraphique qui interpelle le fond dans lequel elle s’insère et qui s’exprime visuellement sous la forme d’une fatigue méditative.

 

François Diridollou révoque la fiction cinématographique dans sa structure à travers une défiance de tout projet narratif : procédant par réduction, ses vidéos s’acheminent vers une quête de la réalité dans sa pureté et sa solitude. A travers une simplifi- cation du montage et une économie d’effets, il montre des expérimentations spontanées, légères et sans conséquences, en optant pour des plans fixes et des cadrages persistants pour annuler l’artificialité de l’opération de tournage.
En insistant sur la proximité de l’expérience du marcheur et du spectateur, Diridollou saisit le corps en mouvement comme outil d’inspection, comme medium pour la palpation de l’intensité de l’espace et de la consistance poétique des états des choses qu’il héberge. A l’instar de Roof piece de Trisha Brown, l’artiste réintroduit de manière discrète l’anthropisation dans des scènes na- turelles désertés pour induire une intimité élargie et paradoxale avec des lieux étendus et anonymes. Les vidéos en exposition s’opposent à la fonction artificielle de la documentation et visent à réduire au maximum la perte d’information propre aux trans- criptions : elles entretiennent un rapport dilaté au réel, faisant surgir de ces « déambulations inutiles » une recherche aux résultats impalpables.

Simone Frangi
Pour le catalogue de l’exposition Géographies Nomades.

Mon travail consiste en des installations vidéos.

 

Je me filme (plans séquences fixes) en train de traverser des paysages ou des lieux. Depuis peu, je peux intégrer des mouvements de caméra qui apporte du rythme et une notion documentaire qui était absente jusqu’à présent dans mes recherches.

La prise de conscience de l’espace alentour et l’utilisation de la marche sont les points communs de l’expérience avec le spectateur. Le contexte lui, diffère. De cette manière,

je convie le spectateur à une réflexion sur sa propre présence au monde. C’est une sorte de mise en abîme de l’être face à lui même ou à l’autre, son double.

Mes installations étant le plus souvent des polyptyques, le spectateur se trouve dans un univers où plusieurs écrans se répondent, dialoguent les uns avec les autres.
Le hasard objectif et l’aléatoire sont donc partie prenante du résultat souhaité. Des paysages se succèdent, des personnes, des oiseaux, des feuilles mortes passent dans le cadre et créent ainsi une chorégraphie de l’instant qui se donne en miroir du présent de l’espace de monstration.

Le spectateur est libre, sans contrainte, il peux penser et regarder ailleurs mais peut- être un détail le surprend et l’envie de comprendre le gagne... que se passe t’il ? Ou sommes nous ?

De plus je crée mes installations in situ avec une volonté de respecter le lieu dans le- quel j’expose.

Le son, jusqu’à présent était un son d’ambiance se calquant sur les vidéos. Récemment, je commence à y mettre des enregistrements d’autres ambiances que j’ai pu glaner, pour donner une dimension supplémentaire à mon travail et tenter de faire décoller

François Diridollou, Janvier 2014.

encore un peu plus l’imaginaire du regardeur.

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